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Les petites merveilles : le Cygne

Une constellation d’été détaillée par le GAS.

Petites Merveilles : le Cygne

Un Guide du Mois du Ciel Nocturne pour les astronomes amateurs débutants et confirmés

Tom Trusock

Traduction: P. Henrotay

La version originale de cet article (en anglais) se trouve sur le site de CloudyNights.

Un document PDF (en anglais) est disponible ici.

Carte générale

 

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Le Cygne est une constellation d’été spectaculaire. Pour les observateurs se situant aux latitudes nord moyennes, elle passe au zénith et offre ainsi quelques-unes des plus belles vues de la Voie Lactée, sans qu’il soit besoin de voyager plus au sud. Il y a un peu de tout dans le Cygne, et je pourrais passer les deux mois qui suivent à lui rendre justice – mais en définitive, j’ai choisi un petit nombre d’objets représentatifs pour les Petites Merveilles de ce mois.

Une chose extrêmement amusante à faire en été avec la Voie Lactée, c’est de prendre de bonnes jumelles et de simplement balayer d’horizon à horizon et de voir les objets du ciel profond qui apparaissent ainsi. Plusieurs des objets de ce mois sont facilement visibles dans des jumelles. En fait, pas mal de ces objets sont à regarder de préférence dans des jumelles. Sapristi, il y en a même un dont je vais parler (il n’est cependant pas dans la liste) qui est à voir surtout à l’oeil nu !

Commençons par la constellation elle-même. Le Cygne est (c’est assez amusant) une constellation que chacun d’entre nous, même peu imaginatif, peut visualiser comme l’oiseau du même nom. Mais d’où vient ce céleste volatile ? La rumeur dit qu’une explication de la présence du Cygne dans le ciel se trouve dans la mythologie gréco-romaine. Le Cygne est en réalité le dieu Zeus, transformé en volatile. Pourquoi, demanderez-vous ? Et bien tout simplement pour séduire Léda (la femme du roi de Sparte). Pour des raisons inconnues de l’auteur, il a paru à Zeus que ses chances seraient meilleures déguisé en Cygne plutôt que vêtu de l’apparat du dieu des dieux du panthéon. Allez comprendre. Une autre possibilité qui est avancée, c’est que l’origine de l’oiseau céleste soit à trouver chez Cygnus, le fils de Poseidon. Abandonné par ses parents et élevé par un cygne, Cygnus s’est finalement retrouvé transformé en cygne par Poseidon après avoir été tué par Achille. (Ces vieux mythes grecs/romains n’évoquent-ils pas un peu pour nous les soap operas d’aujourd’hui ?)

En tout cas, la forme d’oiseau n’est rien moins qu’évidente, et en fait, elle a toujours été perçue comme telle depuis les temps reculés et dans plusieurs cultures. Cependant, juste au cas où certains d’entre nous auraient des problèmes à joindre les points (et à ajouter quelques plumes), la constellation est aussi appelée « Croix du Nord ».

Deux des étoiles les plus intéressantes de la constellation se trouvent respectivement au bout de la tête et de la queue. Alpha Cygni (Deneb) forme la queue du cygne céleste et est une des étoiles du triangle d’été – les autres étant Véga (la Lyre) et Altaïr (l’Aigle). Avec une magnitude de 1.25, Deneb est la 19e étoile du ciel nocturne par sa luminosité. Ceci est plutôt étonnant vu son éloignement de nous. La plupart des étoiles brillantes sont relativement proches. Pas Deneb. Les estimations de distance la placent à 3229 +/- 1165 années-lumière. Même si ce n’est pas une étoile particulièrement énorme, si elle était placée au centre du système solaire, elle engloutirait la Terre et serait 160000 fois plus brillante que le Soleil. Jim Kaler (sur le site web STARS) indique qu’elle a probablement achevé la fusion de son hydrogène et qu’on peut s’attendre à une explosion d’ici un à deux millions d’années. Je crois donc qu’il y a lieu de contempler le triangle d’été tant que c’est encore possible ;-)

La tête de l’oiseau est une jolie étoile double, une des favorites des sorties d’été. Beta Cygni (Albireo) est une double dont les composantes sont bien séparées, et dont les couleurs bleu et jaune-or forment un beau contraste. Si la couleur est souvent une chose bien subtile à discerner dans le ciel nocturne, le fait que ces deux étoiles soient l’une à côté de l’autre améliore le contraste. Albireo a une séparation angulaire d’environ 34 secondes d’arc, avec la première étoile de magnitude 3.5 tandis que la seconde est de magnitude 5.  On pense que les étoiles multiples sont plus répandues que celles qui ne le sont pas, ce qui rend notre système solaire (une fois de plus) un peu particulier. Albireo se présente au mieux dans les petits télescopes avec un grossissement modéré.

Albireo par Bill Warden

Un autre endroit à regarder longuement, c’est la Voie Lactée elle-même. En partant juste en dessous de Deneb et en allant vers le sud, on peut voir le début du « grand rift », une massive étendue de poussière qui bloque notre vue des bras du cygne. La zone juste au sud de Deneb où commence ce « grand rift » – visible à l’oeil nu – est cataloguée sous le nom de LDN896 et appelée le « sac à charbon du nord » – et ceci bien à propos. En observant cette région à l’oeil nu une nuit, j’ai été frappé par la portion de la Voie Lactée qui est ainsi masquée par le bras de la galaxie et qui semble transportée au milieu de Cygne.

Il y a beaucoup de merveilleux objets du ciel profond dans le Cygne. Alors commençons.

NGC 7000 et IC 5070

Quasiment trois degrés à l’est de Deneb, nous rencontrons une des nébuleuses les plus photographiées du ciel nocturne. La nébuleuse North America est spectaculaire dans les longues poses photographiques, et au contraire de pas mal d’objets dans le ciel, la nébuleuse ressemble à son modèle. Jusqu’il y a peu cependant, cet objet était considéré comme un défi. J’ai trouvé que sa visibilité est fort dépendante des conditions d’observation, et j’ai fréquemment remarqué qu’il était plus facile à voir dans des petits instruments que dans des grands. Deux des raisons pour ceci sont indubitablement la grande quantité de nébulosité dans cette région et la taille. Avec plus de trois degrés, seuls un télescope avec un grand champ ou des jumelles vous permettront de le voir dans sa totalité. Les témoignages sur sa visibilité à l’oeil nu varient. Bien que je puisse voir une espèce de brume à cet endroit, je n’ai jamais pu me convaincre que ce que je voyais était bien la nébuleuse plutôt qu’une masse non résolue d’étoiles dans la Voie Lactée. D’autres disent qu’ils peuvent bien en voir la forme. Jetez un oeil et faites-vous votre religion. Par une bonne nuit, je l’ai observée avec des instruments aussi modestes que de jumelles 12×36, et ne l’ai pas trouvée particulièrement difficile à voir.

Des télescopes *légèrement* plus grands se prêtent à de meilleures vues. Depuis un site bien noir, un copain astronome et moi-même avons pu récemment nous offrir une excellente vue de North America avec un télescope de 66mm et un oculaire de 20mm à large champ plus un filtre UHC. Avec mon oculaire donnant le champ maximum
, la nébuleuse occupe le champ de vision de ma lunette apo de 4″ et de 880mm de focale. La lunette apo de 4″ et de 540mm de focale d’un ami donnait un cadre de vue encore bien meilleur. A mon avis, de plus grands télescopes tendent à grossir trop et donc à réduire trop le champ. Pour les meilleures vues, j’aime bien disposer d’un télescope qui montre au moins trois degrés (six fois le diamètre de la Pleine Lune). Je trouve que la région la plus brillante est celle du Mexique et de l’Amérique Centrale, qui pointe vers le sud. Gardez un oeil sur Xi Cygni, orange, un peu à l’écart de la côte de la Californie. Ce phare céleste peut interférer avec votre vision de la nébuleuse. Si c’est le cas, veillez à la garder en dehors du champ de vision.


IC 5070 (Pélican) – Image de Nick King

Tant que vous êtes dans cette région, prenez un instant pour longer la côte Atlantique de la Floride, et cherchez la Nébuleuse du Pélican. Je la trouve plus facile à trouver que des images de la région ne le laisseraient croire, et trouve surprenant que si peu de personnes s’y intéressent. A nouveau, il s’agit ici d’un grand objet diffus, et donc de faibles grossissements et de grands champs sont obligatoires. Dans ma lunette de 66mm de type Petzval (avec un filtre UHC et un ciel bien noir), j’ai trouvé que le bec du Pélican était étonnamment semblable à l’image de Nick King ci-devant. Surprenant : ce n’est pas un objet si difficile que ça, mais tout comme la nébuleuse North America, il faut un grand champ, un faible grossissement et de bons ciels.

Mathieu Chauveau – observateur de France, écrit;

Mes meilleures vues de North America, ce fut avec un Maksutov-Newton de 6″. Il offre une combinaison de faible grossissement et d’excellent contraste (optique à haute transmission et baffling supérieur) qui fait que c’est le seul télescope dans lequel je vois clairement la forme de NA. Le meilleur filtre est de type UHC, même si un filtre deep-sky aide bien aussi aux faibles grossissements, même sous un ciel noir. C’est seulement pour la partie « nord du Canada » que la limite n’est pas trop bien définie (je suppose que c’est dû à la fonte de nos calottes polaires ;-)); la zone la plus lumineuse est celle du Golfe du Mexique. Je ne distingue pas de détails dans la nébuleuse elle-même, juste de légères variations en luminosité. J’ai aussi remarqué que la « Floride » est bien plus visible qu’on ne le penserait sur base des photographies. Le Pélican est à droite de la « côte », et je peux voir quelques effets de « draperies » en son sein, un peu comme on le voit sur les photos.

Je trouve que les commentaires de Mathieu sur l’observation de North America dans un grand télescope confirment mes impressions de façon parfaite :

Dans mon dobson de 16″, le grossissement est trop fort : on remarque que le fond de ciel n’est pas aussi sombre que précédemment, mais c’est un peu comme observer la forme de l’Amérique du Nord à partir d’un avion à 30000 pieds : pas assez de hauteur. Aussi, avec 16″ d’ouverture, le champ étoilé (même avec un filtre à bande étroite) est bien trop lumineux pour bien voir la nébuleuse (souvenez-vous, la luminosité d’un objet étendu dépend de la pupille de sortie, mais celle des étoiles dépend de l’ouverture de l’instrument). Ma recommandation est de ne pas essayer avec moins de 1.5° de champ, sinon l’expérience risque d’être frustrante.

NGC 7000 par Njec Ucman

 

Les Dentelles (« The Veil ») – IC 1340, NGC 6992/6995, NGC 6979/6974, NGC 6960

 

 

 

NGC6960 par Nejc Ucman

 

Il y a 15000 ans, une étoile supergéante (au moins 8 fois la masse du Soleil) dans le Cygne a achevé sa vie en Supernova de Type II.

Le résultat constitue facilement une des vues les plus spectaculaires du ciel nocturne – et ce quelle que soit l’ouverture du télescope. Je l’ai contemplée dans pratiquement tout : des jumelles 12×36 aux télescopes de 25 pouces, et chaque diamètre apporte quelque chose de différent – en général une vue à vous couper le souffle, et qui voit le temps s’arrêter un moment.  Si vous croyez que les objets de Messier sont les plus beaux objets du ciel nocturne, vous allez être surpris.

Il y a trois sections principales : 6992/6995 (le « Bridal Veil » – le Voile de la Mariée – ou « Network Nebula »),  6979/6974 (le Triangle de Pickering), et 6960 (le « Finger of God » – le Doigt de Dieu -, ou « Filamentary Nebula »), et vue sous un ciel bien noir, dans un grand télescope, la nébuleuse semble presque illimitée.

Le Finger of God est visible dans les petits télescopes et les jumelles, mais l’éclat de 52 Cygni peut rendre les observations difficiles. Si vous avez accès à un filtre OIII ou UHC, vous pouvez tenter le coup. Je vois le Finger of God comme une sorte de balai qui s’étend du nord au sud en passant par 52 Cygni, avec le balai du côté sud.  Les vues à grossissement modéré avec un grand télescope révèlent clairement d’où vient son surnom.

La section la plus évidente est le Bridal Veil.  Sous un ciel convenable, et avec une magnitude visuelle limite à l’oeil nu de 5.5, le Bridal Veil est facilement visible en entier dans des jumelles Canon stabilisées de 12×36, comme un feu follet en forme d’arc. Il devient bien plus visible dans mon télescope de 66mm – en particulier si un filtre OIII ou UHC est utilisé.

Je trouve que ces deux sections sont difficiles à distinguer du fond de ciel à moins d’utiliser un filtre, et à ce moment-là, vous vous demandez comment vous avez pu les rater. Avec de plus grands diamètres, je trouve que les Dentelles se montrent mieux dans un filtre OIII que dans un UHC, mais les deux peuvent vous procurer des vues spectaculaires selon la bande passante du filtre en question. Avec un télescope de taille moyenne, vous pouvez passer des heures à faire ressortir les détails qui sont présents. Si vous disposez d’un bon diamètre, vous allez vous régaler.  J’ai eu récemment la meilleure vue de toutes en comparant ma TV102 et la NP101 d’un copain. Nous utilisions chacun un filtre OIII, mais son télescope montrait un champ légèrement plus grand et donc cadrait mieux l’objet, nous permettant de voir la nébuleuse en entier. C’est un GRAND objet, et si vous voulez l’apprécier en totalité, il vous faut au moins trois degrés de champ. Si vous voulez inspecter en détail sa structure, utilisez un diamètre aussi grand que vous pouvez. Les vues des Dentelles dans un 18″ ou un 25″ (ou plus) avec un filtre OIII, voilà de quoi satisfaire l’amateur le plus blasé.

Si vous voyez les deux moitiés, prenez votre temps et cherchez le Triangle de Pickering (la partie triangulaire près du centre). Je l’ai entraperçu dans des télescopes aussi petits que des 4″, mais pour vraiment l’apprécier, je trouve qu’il faut quelque chose de plus grand comme télescope.

Les objets de Messier dans le Cygne – M29 et M39

Je trouve curieux qu’avec cette abondance d’objets dans le Cygne, il y en ait seulement deux qui ont été identifiés par Messier, et que ce soit tous deux seulement deux amas ouverts bien peu denses. P
our ces deux-là, je trouve en général que ma préférence va à M29 lorsque vu dans des jumelles ou un petit télescope. Je trouve que M39 ne se distingue pas trop bien du fond de ciel, et tend à se fondre dans la jungle de la Voie Lactée. M29 est un joli petit amas qui a tendance selon moi à se mettre en évidence, peu importe le diamètre ou le grossissement. J’incline à voir M29 comme un petit calice (quelque peu similaire à la constellation Crater), le gobelet du Cygne si vous voulez, et je trouve que les meilleures vues sont produites par les petits télescopes qui donnent un champ d’environ deux degrés. Je pense qu’esthétiquement parlant, c’est la vue la plus plaisante de l’amas, à l’avant-plan des splendeurs de la Voie Lactée. M39 est pour moi grand et épars, un peu trop à mon goût. Prenez un peu de temps à regarder les deux amas dans des jumelles et dans un petit télescope. Les observateurs disposant de jumelles ont évoqué des chaînes d’étoiles, similaires au superbe dessin d’Eric Graff, qui montre le coeur de M29.

M29 dessin d’Eric Graff

La Nébuleuse du Croissant (« Crescent Nebula »)– NGC 6888

 

Voici un objet bien difficile dans un petit télescope. Sous un ciel noir, je l’ai localisé avec difficulté seulement, dans ma lunette apo de 4″. J’ai dû utiliser un grossissement de 40x, un filtre OIII et des cartes pour confirmer la position exacte afin de me convaincre que l’endroit légèrement plus clair que je voyais était bien la nébuleuse et non pas des étoiles non résolues du fond du ciel formé par la Voie Lactée. Dans de plus grands télescopes, ça devient bien plus simple. Dans mon 18″ je l’ai trouvée tout à fait évidente, et elle me rappelait la portion « Bridal Veil » des Dentelles lorsque vue dans un petit télescope sous un ciel noir. J’ai trouvé qu’utiliser des filtres – en particulier OIII – améliore la vue.

NGC 6888 Dessin de Carol Lakomiak

NGC 6888 Image de Florent Poiget

 

 

NGC 6826 – La « Blinking Planetary »

Les nébuleuses planétaires sont, sans aucun doute, ma classe favorite d’objets du ciel nocturne. Le Cygne en est particulièrement bien fourni, et une de mes favorites, c’est 6826. J’ai vu 6826 dans pas mal de télescopes de diamètres différents, et elle me fascine à chaque fois. Comme la plupart des nébuleuses planétaires, sa luminosité surfacique est plutôt élevée, et elle peut être observée dans pas mal de télescopes. La plus belle vue que j’ai eue de 6826 c’était dans le 25″ de mon club, et la plus spéciale c’est dans le 15″ de Gary Gibb, un Obsession équipé d’un I3. Les deux montraient des vues intéressantes et similaires, quoique différentes. Si vous n’êtes pas familiers avec un oculaire I3, vous pourrez en savoir plus ici : http://www.ceoptics.com/  Imaginez un intensificateur d’images accouplé à une optique TeleVue.  Même s’il ne fonctionne pas de façon égale avec tous les objets du ciel profond, il montre des vues très intéressantes des nébuleuses planétaires, et permet en général de voir facilement l’étoile centrale.

6826 est souvent appelée la « Blinking Planetary », et pour une bonne raison. Dans les instruments de plus faibles diamètres, je trouve que l’objet semble apparaître puis disparaître lorsque je passe de la vision directe à la vision décalée. Ce curieux effet peut m’amuser un certain temps. Pour voir de quoi je parle, utilisez un grossissement modéré (pour les petits diamètres, 100x par exemple) puis éloignez votre regard du centre et regardez l’objet en vision décalée. La nébuleuse semblera varier en taille. Observez là à nouveau en vision directe, et elle semblera rétrécir. Les nébuleuses planétaires font partie de ces quelques objets pour lesquels la plupart des observateurs seront en mesure de discerner un peu de couleur. Pour 6826, j’y vois un peu de bleu, même avec un aussi petit télescope qu’un 4″.

Un de mes lecteurs, John Kocijanski, écrit :

 

…c’est intéressant de voir l’étoile double 16 Cygni et NGC 6826 dans le même champ. J’utilise 16 Cygni pour m’aider à localiser la nébuleuse. Une fois l’étoile double trouvée, je trouve simple de trouver la nébuleuse. Cette dernière flotte au milieu d’une mer d’étoiles.

 

NGC 6826 Image de John Grahm

NGC 7026 – La nébuleuse « Cheese Burger »

 

Je trouve que celle-ci est une petite nébuleuse planétaire bien étrange. Ele ne ressemble pas à une étoile aux faibles grossissements, comme je l’aurais imaginé, et apparaît un peu étendue même dans les petits télescopes. A fort grossissement et dans de puissants télescopes, elle apparaît de façon évidente comme bipolaire, avec un lobe bien plus lumineux que l’autre.

Curieusement, une personne qui observait en même temps que moi ainsi que moi-même avons noté une ligne de fracture sombre juste un peu à côté du centre de la nébuleuse planétaire, ceci dans mon télescope de 18″ et à grossissement modéré, mais tandis que nous augmentions le grossissement, la ligne semblait disparaître. J’ai poussé le grossissement de ce petit objet jusqu’à environ 800x (et au-delà) mais n’ai pas vu de trace de l’étoile centrale de magnitude 14.2. Je soupçonne que la nébulosité de cette planétaire tend à la masquer. Je serais intéressé d’entendre des nouvelles de quelqu’un qui l’aurait aperçue.

Visuellement, elle ne ressemble pas tellement à un cheeseburger, mais avec une CCD… – enfin, je vous laisse juge.


NGC7026 – Image de John Crilly

Comme on parle du Cygne et de nébuleuses planétaires, vous voudrez peut-être prendre quelques minutes et rendre visite également à NGC 6894.Cette planétaire de 40″ d’arc ressemble à une mini M57 lorsqu’on la regarde, et ce même dans un télescope de taille moyenne.

 

 

NGC6946

 

 

Le Cygne offre vraiment à voir un peu de tout – enfin presque. Les galaxies sont rares dans cette région – la densité de gaz et de poussières dans les bras de la Voie Lactée tend à bloquer à peu près tout ce qui est extragalactique, mais 6946 arrive à se frayer un chemin. A la frontière nord du Cygne, on trouve la galaxie spirale 6946 – *juste* à la frontière.  SkyMap et le livre Observing Handbook and Catalog of Deep-Sky Objects la placent tous les deux dans le Cygne, mais le Night Sky Users Guide la place dans Céphée. Pour la plupart d’entre nous, ceci n’a guère d’importance, puisque c’est plutôt terriblement difficile d
e voir des lignes pointillées connectant les étoiles dans l’oculaire ;-) Comme beaucoup de galaxies, celle-ci est juste un spot dans les plus petits télescopes, mais elle commence à révéler un peu de sa structure dans les plus grands. Si vous avez un 15″ ou plus, consacrez-lui un peu de temps et voyez si cette structure vous apparaît.

L’objet défi: l’étoile de Campbell (PK 64+ 5.1)

 

Celle-ci, bien honnêtement, je ne suis pas trop sûr de ce que c’est. On avait l’habitude de la considérer comme une nébuleuse planétaire, mais si c’en est bien une, elle est plutôt spéciale. Et je ne suis pas sûr que ceux qui sont partisans de dire que ce n’est pas une nébuleuse planétaire sachent exactement ce que c’est. Quelques-uns pensent que ce serait une étoile de Wolf-Rayet avec une enveloppe. Vous vous sentez perdus ? C’est normal.

Quoi que ce soit, ça mérite le détour – pas juste à cause de son nom, mais parce que c’est une des rares possibilités de voir (du) rouge dans le ciel nocturne. Grâce à Brian Skiff, au moins l’historique de cet objet est un peu plus clair – même si c’est grâce à Campbell en 1890 que l’attention du public a été attirée pour la première fois sur cet objet ; en fait, il a été découvert grâce à une série de prises de vues photographiques par Williamina Fleming à Harvard.

Même à de forts grossissements, l’objet est quasi stellaire, et même s’il est facile à trouver (à condition de savoir ce qu’on cherche), il faut admettre que d’un point de vue visuel, c’est sans intérêt dans un petit télescope. Dans de plus grands, essayez de distinguer une coloration rougeâtre et une très petite extension. L’objet reste quasi stellaire sauf aux plus forts grossissements, et ne change guère avec un filtre OIII ou UHC (au contraire de la pluaprt des nébuleuses planétaires). Quelques observateurs disent avoir obtenu plus de succès avec un filtre H-Beta.

Pour trouver celui-ci, il vous faudra une bonne carte des environs !.

L’objet-défi Bonus :  SH2-112

Je propose celui-ci aux amateurs blasés qui ont vu les objets de Messier 1000000 de fois, ont fait leur religion des NGC et IC à la fois, ont passé en revue les objets Palomar et Hickson et veulent quelque chose d’un peu plus inhabituel.  Comme vous voici prévenus, il n’y aurait guère de plaisir si je vous révélais de quoi il s’agit, où le trouver, ou combien difficile c’est de le localiser, pas vrai ?

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